Le roman francophone est souvent considere comme le lieu d'enjeux strategiques concernant la copresence d'usages de langues. A cet egard, les Antilles presentent une situation tout a fait originale dans laquelle une cacophonie pourrait etre envisagee, pour ce qui est des oeuvres de Patrick Chamoiseau et Raphael Confiant comme un moyen d'expression des differentes tensions (narratives, enonciatives ou linguistiques) qui habitent le texte. Cependant, d'autres auteurs tels qu'Andre et Simone Schwarz-Bart, Maryse Conde, Daniel Maximin et Ernest Pepin adoptent une autre approche. Bien que leur ecriture soit influencee par une certaine culture creole, ils livrent une differente vision de l'identite linguistique antillaise.Cet ouvrage analyse la structure linguistique du roman antillais francophone en prenant autant en compte les diffrents partis pris des auteurs que la rception. Nous proposons ici une mise en perspective de l'criture en coprsence de langues en mettant en relation les oeuvres des auteurs antillais contemporains avec des tentatives antrieures de superposition de langues. Ce travail permettra de saisir les influences et la porte de l'criture en coprsence de langues des romanciers antillais contemporains.