En fevrier 1976, alors au sommet de leur carriere respective, Gabrielle Roy et Margaret Laurence entament une correspondance qui se poursuivra pendant sept annees. Les deux romancieres se decouvrent de nombreux points communs, vecteurs de comprehension et de partage depassant les barrieres de l ge et de la langue. Dans sa premiere lettre a Gabrielle Roy, Margaret Laurence ecrit d ailleurs au sujet de La route d Altamont : Comme je partageais un pan de ces origines manitobaines, je pouvais si bien les comprendre et les ressentir. Ces lettres expriment leurs espoirs, leurs frustrations, leur quotidien, leurs joies et leurs craintes. Elles offrent un apercu remarquable de la vie de deux des plus grands ecrivains canadiens, a une periode ou, deja reconnues pour leur talent, ces deux auteures luttaient pour poursuivre une uvre qu elles n etaient pas certaines de pouvoir mener a terme. Grce a l intimite de ces echanges, ce sont les portraits de deux femmes remarquables et de leur amitie qui sont a decouvrir.