Percue comme un entre-deux ou un carrefour , la Belgique se definit volontiers en termes spatiaux. L'idee d'enracinement lui est chere au meme degre que celle d'errance. La litterature thematise cette oscillation entre le dedans et le dehors en recourant a une imagerie complexe, tributaire de la sensibilite de chaque auteur, ainsi que des circonstances historiques et sociales qui le concernent. La periode examinee (1960-2012), correspond, dans les representations romanesques, a un demantelement progressif de l'objet maison , processus qui fait echo a des mutations profondes relatives aux phenomenes sociaux lies a l'evolution du sentiment identitaire. L'analyse thematique renouvelee par les apports de la sociologie de l'individu fournit un eclairage nouveau sur les A uvres etudiees.