L'accord du participe pass , en particulier avec l'auxiliaire avoir, est une difficult majeure de la langue fran aise. Le Bescherelle d signe m me cette r gle grammaticale comme "la plus artificielle de la langue fran aise".La r gle d'accord du compl ment d'objet direct qui pr c de le participe pass serait une "tradition" qui nous viendrait des copistes du moyen- ge. Les moines copistes qui utilisaient la plume pouvaient ais ment faire l'accord avec le compl ment s'il pr c dait le verbe, mais plus difficilement lorsqu'il se retrouvait beaucoup plus loin dans la phrase. Il tait donc fr quent que l'accord soit omis, d'o la r gle qui veut que l'accord se fasse avec le participe pass lorsque le compl ment direct est situ avant le verbe. La fameuse r gle du participe pass aurait t d cr t e par Cl ment Marot, un po te fran ais l' poque de la Renaissance qui, durant sa vie, fut galement le po te officiel du roi de France, Fran ois Ier. Le roi demanda Marot d' tablir une r gle qui r girait l'accord du participe pass . Marot, qui tait fortement influenc par l'Italie et sa langue, utilisa une r gle d'accord des participes inspir e par la grammaire italienne et qui s'apparente celle que nous appliquons encore de nos jours: l'accord se fait avec le nom ou le pronom qui pr c de le verbe. La r gle entra nera une multitude de complications, ce qui fit dire Voltaire: "Marot a ramen deux choses d'Italie: la v role et l'accord du participe pass . Je pense que c'est le deuxi me qui a fait le plus de ravages". Le but de ce petit guide non exhaustif et de permettre, aux tudiants ou toute autre personne int ress e de ma triser les r gles et particularit s les plus courantes concernant l'accord du participe pass , de savoir le conjuguer et l'accorder bon escient. Pour chaque singularit sur laquelle les puristes n'ont pas pu se mettre d'accord, nous avons essay de retenir l'opinion moyenne, c'est- -dire l'usage le plus courant.