De quelle ville parle-t-on ? De celle qui nous habite ou que nous habitons ; de celle que l'on traverse ou que l'on imagine ? Nous venons de la ville ou demeurent et se promenent d'innombrables visages ; ou la misere ne peut pas ne pas etre vue, ou elle s'aiguise par l'indifference ; ou l'actualite du monde resonne dans le quotidien. De toutes les villes. Nous apprenons. C'est entre errances et promenades, entre chemin qui semble tout trace et retours, que se dessine la voie de l'apprentissage - a quinze ans, l'age des grands du college, comme a trente, celui de Josephine Gehan, comme a soixante. Apprendre a des enfants, apprendre des enfants, apprendre au contact des autres qui sont dans la ville : c'est donc la l'objet de ce recueil de poesie quotidienne ( Premiers pas a Sarcelles ). L'apprentissage par l'echange mele de fait des voix ou l'on peut se retrouver, sur une voie commune et poetique. La ville demeure autant qu'un livre, un lieu de paroles que nous partageons.