Chez les Grecs et les Romains, les femmes n'ont guere de capacites juridiques, mais la religion et les mythes leur accordent une place, souvent avec des vertus guerrieres. Celtes et Germains les respectent, fournissant des figures legendaires (reine Boadicee, fee Morgane, walkyries). L'islam leur laisse une position moindre, mais, derriere le moucharabieh, les intrigues du harem voient epouses et concubines chercher a imposer leurs fils. Le christianisme en porte tout de suite sur les autels et amene la sacramentalisation du mariage. Il manifeste une grande veneration pour la Vierge, culminant avec Notre-Dame de Paris. Il y a de grandes souveraines (imperatrices, reines et regentes). Apres l'amour courtois, l'Occident va connaitre les salons litteraires, les jeux amoureux et une certaine emancipation due au romantisme. Le regne des maitresses de maison se prolongera, aux XXe et XXIe siecles, par la recherche de l'egalite salariale, puis par le partage des taches. Viendra enfin le temps d'un feminisme se melant au mouvement woke.A PROPOS DE L'AUTEURDocteur en Histoire et diplome de l'Institut d'etudes politiques de Lyon, Jean Etevenaux a ecrit plus de trente livres d'Histoire. Journaliste toujours au fait de l'actualite, il continue a donner cours et conferences et a participer a des colloques. Tres engage dans la vie associative, il preside deux cercles culturels et appartient a une dizaine d'autres, dont l'Academie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon.