Du fait de son caractere restrictif, la definition classique du mercenariat, basee sur differents textes internationaux, exclut de nombreuses situations. Ainsi, les entreprises militaires et de securite privee (EMSP), qui forment ce qu'on appelle le nouveau mercenariat et sont impliquees dans des operations militaires, mais egalement des missions humanitaires et de paix et logistique humanitaire, ne sont pas directement visees par les textes internationaux. Malgre leur importance croissante, les nouvelles formes de mercenariat ne sont pas explicitement examinees dans les resolutions du Conseil de securite des Nations Unies, qui se limite au mercenariat classique. La composition et les positions geostrategiques divergentes des membres permanents du Conseil posent de surcroit une difficulte supplementaire. Ainsi, la prise en compte des activites liees au mercenariat par le Conseil, seul organe onusien disposant d'un pouvoir contraignant en matiere de securite collective, se revele complexe et souvent parcellaire. Cet ouvrage interroge sur la capacite du Conseil de securite a prendre en compte l'ensemble des activites liees au mercenariat, et se penche sur la necessite d'une reforme du Conseil afin de permettre une telle prise en compte.