En atelier d'ecriture, nous travaillons sur et avec le vif - qu'il s'agisse du dispositif, des conditions d'exercice de la pratique d'animation, des textes qui s'ecrivent et s'oralisent aussitot, des groupes que l'ecriture soude instantanement. De fait, par-dela les modalites specifiques a tel atelier, telle facon d'animer ou tel public, la question du vif interesse l'animation d'ateliers d'ecriture en general - ne serait-ce que parce qu'elle traverse de part en part les deux grands enjeux performatifs qui incombent a l'animateur : proposer, retourner. Ce collectif s'interesse au cadre de l'atelier (quel est le vif de l'atelier ?), a des experiences inedites ou le vif, soutenant le dispositif, n'en infuse pas moins sur le long terme (comment faire du vif une attelle ?), a des ateliers ou les langues s'apprennent d'etre autrement vivantes (quels moyens l'atelier a-t-il d'aviver la langue ?), ou encore a des recits d'experiences conduites aupres de publics soulevant la question d'une ethique du vif (comment animer sur le vif de ce [qui est a] vif ?). Les praticiens reflexifs (D. Schon) que rassemble cet ouvrage se situent tous a l'articulation entre recherche, creation et formation, l'atelier d'ecriture se revelant dans leurs parcours respectifs ce dispositif mobile qui donne forme vivante a leurs nouages : un atelier d'ecriture est une forme de vie.