S'attend-on a ce que Voltaire, dont l'immense majorite des textes ont ete publies a l'etranger et introduits clandestinement en France, se voie durant toute sa carriere honore dans les pages du Mercure de France, periodique litteraire officiel de la monarchie francaise soumis chaque mois a approbation ? L'etude s'attache a rendre raison de ce paradoxe et a montrer que la presence de ses textes fut continue dans le periodique. Loin de n'avoir pu publier que des extraits inoffensifs en raison de la censure a laquelle il est soumis, le Mercure a su, selon les dispositions de ses redacteurs successifs, accueillir de facon massive les textes voltairiens, et servir la cause voltairienne. L'etude reevalue donc la place du periodique au sein de la pensee des Lumieres et met en valeur le role de ses differents directeurs en suivant l'evolution de ce Voltaire autorise .