Le juste et le bien sont-ils des concepts etanches l'un a l'autre ? Pouvons-nous etablir ce que nous nous devons les uns aux autres dans une association civile (le juste) sans recourir a une conception de ce qu'est une vie bonne (le bien) ? C'est ce que pretendent, depuis John Rawls, les philosophes qui defendent la neutralite ethique de la theorie politique liberale. Ronald Dworkin affirme au contraire que le juste et le bien sont inse-parablement lies l'un a l'autre.Dans ce livre, issu de son uvre Sovereign Virtue et traduit ici pour la premiere fois dans son integralite, il propose une definition de la vie bonne : repondre adequatement au defi pose a chacun par les circonstances dans lesquelles il se trouve. Or il montre qu'il est impossible d'apporter une telle reponse sans disposer d'une juste part des ressources sociales. Pour pouvoir bien vivre, il faut vivre dans une societe juste.